Haïti : des militaires ivoiriens formés avant leur déploiement au sein de la FRG
Des personnels ivoiriens doivent rejoindre la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. Ils viennent d’achever une formation préparatoire en Côte d’Ivoire.

Port-au-Prince, 26 septembre 2026 —La formation a été organisée par l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Elle s’est déroulée du 17 août au 25 septembre.
Des personnels préparés au terrain
La formation portait sur les conditions d’intervention en Haïti.
Les participants ont étudié les opérations urbaines. Ils ont aussi travaillé sur les dynamiques des groupes armés.
La protection des civils et des forces faisait partie du programme.
La coordination entre contingents a également été abordée.
Des exercices pratiques ont été organisés. Ils ont reproduit des situations susceptibles de se présenter en Haïti.
Les participants ont aussi été formés aux droits humains. Les relations avec les communautés locales ont également été abordées.
La FRG remplace la MSS
La FRG a été créée par le Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2025.
Elle remplace la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya.
La résolution 2793 autorise jusqu’à 5 550 personnels au sein de la nouvelle force.
Son mandat prévoit des opérations contre les groupes armés. Il prévoit aussi la sécurisation d’infrastructures essentielles.
La FRG doit travailler avec la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H).
La transition entre la MSS et la FRG est devenue effective le 1er avril 2026.
Le Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (UNSOH) assure le soutien logistique de la FRG.
Ce soutien comprend notamment le transport, le carburant et les services médicaux.
Il comprend aussi les communications, l’aviation et la sécurité.
Un déploiement encore incomplet
La FRG a commencé ses opérations en juin 2026.
Son déploiement reste inférieur à l’effectif autorisé de 5 550 personnels.
Les Nations unies demandent une accélération du déploiement.
Fin août, le représentant spécial du secrétaire général pour Haïti, Carlos Ruiz Massieu, a appelé à fournir les personnels et les équipements nécessaires.
Il a aussi insisté sur les capacités spécialisées et les ressources financières.
Le soutien logistique reste un autre enjeu pour la force.
De nouveaux contingents attendus
Plusieurs pays doivent encore renforcer la FRG.
Un contingent tchadien est arrivé en Haïti le 17 septembre.
Il doit rejoindre les autres personnels déjà déployés.
La FRG doit également coordonner ses opérations avec les forces haïtiennes.
Cette coordination concerne notamment la PNH et les FAd’H.
L’OEA demande un déploiement complet
Le déploiement de la FRG reste au cœur des discussions internationales.
Le 25 septembre, les 32 États membres actifs de l’Organisation des États américains (OEA) ont appelé au renouvellement du mandat de la force.
Ils ont aussi demandé les personnels, les financements et les équipements nécessaires.
L’OEA réclame également un soutien logistique pour permettre un déploiement complet et durable de la FRG.
La formation des personnels ivoiriens constitue une étape avant leur arrivée en Haïti.
Ils devront intervenir dans un environnement urbain complexe.
Ils devront aussi travailler avec les forces haïtiennes et les autres contingents internationaux.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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