Dégradation des terres : le PNUD appelle à une action urgente, un enjeu majeur pour Haïti

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) appelle à accélérer les actions contre la dégradation des terres. Selon les données citées dans son appel, jusqu’à 40 % des terres de la planète sont dégradées.

Cp PNUD

Port-au-Prince, 17 août 2026. —Cette situation menace notamment l’agriculture, les ressources en eau, la biodiversité et les moyens de subsistance des populations.

Le PNUD plaide pour une accélération de la restauration des terres, de la protection de la biodiversité et de la lutte contre les effets du changement climatique.

La dégradation des terres, un enjeu pour Haïti

En Haïti, la dégradation des terres constitue également un enjeu environnemental et économique. L’érosion, la diminution de la couverture végétale et la dégradation des bassins versants augmentent la vulnérabilité de plusieurs communautés.

Les fortes pluies peuvent provoquer des inondations, des pertes agricoles et des dégâts aux infrastructures. Dans les zones rurales, la dégradation des sols peut aussi réduire les rendements et fragiliser les revenus des agriculteurs.

Ces difficultés s’ajoutent à une situation économique et sociale déjà précaire.

Des actions existent en Haïti

Des programmes de restauration des écosystèmes et de réduction des risques sont déjà mis en œuvre par les autorités et leurs partenaires.

Ils concernent notamment la restauration des bassins versants, la conservation des sols, le reboisement, la gestion de l’eau et la prévention des inondations.

Le principal défi reste toutefois la mise en œuvre durable de ces actions. La restauration des terres nécessite des investissements, un suivi régulier et une coordination entre les différents acteurs.

Trois rendez-vous internationaux sur l’environnement

L’appel du PNUD intervient alors que plusieurs conférences internationales doivent se tenir en 2026.

La 17e Conférence des parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17) s’ouvre ce lundi 17 août à Oulan-Bator, en Mongolie. Elle se poursuit jusqu’au 28 août. Les discussions portent notamment sur la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse.

La conférence des Nations unies sur la biodiversité est prévue du 19 au 30 octobre à Erevan, en Arménie. La COP31 sur les changements climatiques doit ensuite se tenir du 9 au 20 novembre à Antalya, en Turquie.

Ces rendez-vous doivent notamment permettre aux États et aux autres acteurs concernés de discuter des mesures à prendre face aux défis environnementaux.

Restaurer les terres pour réduire les risques

La dégradation des terres ne concerne pas uniquement l’environnement. Elle peut également avoir des conséquences sur l’alimentation, l’eau, les revenus et les déplacements des populations.

Pour Haïti, la restauration des écosystèmes représente donc un enjeu lié à la fois à l’agriculture, à la prévention des catastrophes et à la résilience des communautés.

L’enjeu est désormais de traduire les engagements environnementaux en actions durables sur le terrain.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


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