Insécurité à Kenscoff : l’État peine à rassurer une population en détresse

À Kenscoff, l’insécurité bouleverse le quotidien des habitants. Des familles abandonnent leur domicile. Des commerces ferment. Des élèves voient leur scolarité perturbée. Beaucoup vivent désormais dans la crainte de nouvelles attaques.

Kenscoff, 5 juillet 2026.- Malgré les annonces répétées des autorités sur des opérations de sécurité, une partie de la population affirme ne constater aucun changement concret. Les habitants réclament avant tout un retour durable à la sécurité.

Le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, fait face à de fortes attentes. Si la crise sécuritaire résulte de plusieurs années de dégradation de l’autorité de l’État, de nombreux citoyens estiment que la PNH doit produire des résultats plus visibles sur le terrain.

À Kenscoff, les habitants disent vouloir retrouver une vie normale. Ils souhaitent circuler librement, rouvrir leurs commerces, envoyer leurs enfants à l’école sans crainte et vivre sans la menace permanente des groupes armés.

Chaque nouvelle attaque affaiblit davantage la confiance envers les institutions publiques. Pour plusieurs résidents, le sentiment d’abandon s’accentue à mesure que l’insécurité progresse.

Face à cette situation, la population attend des mesures concrètes. Au-delà des promesses, elle réclame des actions efficaces pour rétablir durablement l’ordre et la présence de l’État à Kenscoff.

Emmanuel Joseph
Vant Bèf Info (VBI)


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