Birmanie : plus de 100 000 morts depuis le début de la guerre civile, selon ACLED
La guerre civile en Birmanie a fait plus de 100 000 morts depuis le coup d’État militaire de 2021, selon les dernières estimations de l’organisation américaine ACLED, spécialisée dans le suivi des conflits armés.

Rangoun, le 2 juillet 2026.- ACLED évalue le bilan à 100 114 morts. Ce chiffre est une estimation basée sur des informations recueillies auprès des médias et de sources locales. Les autorités birmanes ne publient aucun bilan officiel.
Un conflit déclenché par le coup d’État de 2021
La crise a commencé en février 2021, lorsque l’armée a renversé le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi.
Le putsch a provoqué d’importantes manifestations, réprimées par les forces de sécurité. Une partie de la population a ensuite rejoint des groupes armés ou des mouvements ethniques déjà opposés à la junte.
Plus de 1 200 groupes armés impliqués
Selon ACLED, plus de 1 200 groupes armés participent désormais au conflit. Cette fragmentation rend la guerre particulièrement complexe.
Les combats se sont étendus à une grande partie du territoire. Plusieurs régions rurales subissent des bombardements réguliers, tandis que certaines grandes villes, comme Rangoun, restent relativement plus stables.
Une crise humanitaire majeure
Les Nations unies estiment que plus de 3,7 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays.
La population fait également face à une insécurité alimentaire croissante, aggravant une crise humanitaire déjà sévère.
Une guerre sans issue à court terme
Après les avancées enregistrées par les groupes rebelles fin 2023, l’armée aurait repris du terrain en 2024, notamment grâce à des soutiens extérieurs et à des accords de cessez-le-feu conclus avec certains groupes armés ethniques.
La junte a aussi instauré la conscription obligatoire, mobilisant des dizaines de milliers de civils.
Plus de cinq ans après le début du conflit, la guerre en Birmanie demeure l’un des plus meurtriers d’Asie. Les violences continuent de provoquer d’importantes pertes humaines et d’aggraver la crise politique, économique et humanitaire du pays.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
Avec AFP
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