Les États-Unis saluent l’opération menée à Tabarre, mais l’insécurité persiste

Dans un message publié le 21 juin 2026, l’ambassade des États-Unis en Haïti a salué l’opération menée à Tabarre par la Force de répression des gangs (GSF). Elle la présente comme une démonstration des progrès réalisés dans la lutte contre les groupes armés. Washington y voit la preuve du renforcement des capacités opérationnelles des forces engagées sur le terrain et réaffirme son engagement à soutenir Haïti dans sa quête de sécurité.

Port-au-Prince, le 22 juin 2026.

Pourtant, cet optimisme affiché contraste fortement avec la réalité que vivent quotidiennement les habitants de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Alors que les partenaires internationaux mettent en avant des avancées sécuritaires, les cas de kidnapping connaissent une recrudescence inquiétante dans plusieurs zones de la capitale.

Les enlèvements contre rançon continuent de semer la peur au sein de la population, frappant indistinctement commerçants, professionnels, étudiants et simples citoyens.

Cette hausse des actes criminels alimente le scepticisme d’une population qui peine à percevoir les effets concrets des opérations annoncées.

Pour beaucoup, la réussite d’une intervention ne se mesure pas à travers les communiqués diplomatiques, mais à la capacité des autorités de réduire durablement les violences, de sécuriser les quartiers et de permettre aux citoyens de circuler sans crainte.

Si l’opération de Tabarre peut être considérée comme un signal positif dans la lutte contre les gangs, elle ne suffit pas à dissiper les inquiétudes grandissantes face à l’expansion de l’insécurité.

Les Haïtiens attendent des résultats tangibles : moins d’enlèvements, moins d’attaques armées et un retour progressif de l’autorité de l’État dans les zones sous l’emprise des groupes criminels.

Tandis que les États-Unis saluent des progrès opérationnels, une grande partie de la population continue de faire face à une réalité marquée par la peur, l’incertitude et la multiplication des actes criminels.

Dans ce contexte, l’insécurité demeure, pour beaucoup, la véritable maîtresse du terrain.

Jean Gilles Désinord

Vant Bèf Info (VBI)


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