Le REDRESEH accuse Augustin Antoine de rompre l’accord MENFP–ENS à des fins politiques

Le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Éducatif Haïtien (REDRESEH) a dénoncé, ce dimanche 22 février 2026, la décision du Augustin Antoine de mettre fin au protocole d’accord signé le 22 mai 2013 entre le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et l’École Normale Supérieure. Selon le syndicat, cette mesure serait motivée par des raisons politiques et représente un revers majeur pour le secteur éducatif haïtien.

Port-au-Prince, le 22 février 2026. –

Dans une note rendue publique, le REDRESEH qualifie cette décision « d’irresponsable » et souligne qu’elle envoie un signal négatif à toute une génération de normaliens formés pour intégrer la fonction publique éducative. Le protocole de 2013 devait assurer l’intégration progressive des diplômés de l’ENS dans les établissements scolaires publics, concrétisant des années de formation et de sacrifices pour ces étudiants.

Le syndicat met en garde contre les conséquences de cette rupture, dans un contexte où le système éducatif national fait déjà face à de graves difficultés. Selon lui, cette décision risque d’accentuer les tensions institutionnelles et d’affaiblir davantage un secteur déjà fragilisé. Le REDRESEH insiste sur le respect des engagements de l’État comme condition indispensable à la confiance entre autorités, enseignants et communauté universitaire.

L’organisation dénonce également ce qu’elle qualifie de « double standard » dans la gestion des nominations au MENFP. D’après le syndicat, des obstacles budgétaires ou administratifs seraient invoqués pour freiner l’intégration des normaliens, tandis que certaines nominations à caractère politique seraient effectuées sans contraintes. Une situation qui, selon le REDRESEH, compromet l’égalité des chances et renforce la défiance envers les institutions publiques.

Face à cette situation, le syndicat appelle à la vigilance et à la mobilisation des étudiants, enseignants, syndicats et de l’ensemble de la communauté universitaire. Il exige le rétablissement immédiat du protocole de 2013, la transparence des nominations et la mise en place d’un mécanisme d’intégration fondé sur le mérite.

Pour le REDRESEH, « l’éducation ne peut être transformée en champ d’affrontement politique. Elle demeure un droit fondamental et l’un des piliers essentiels de la République ».

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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