Haïti / Artibonite : la RN1 bloquée, la population réclame la fin des gangs
Depuis le jeudi 25 décembre 2025, plusieurs points de la route nationale numéro 1 (RN1), reliant Port-au-Prince au Cap-Haïtien, sont bloqués entre Saint-Marc et L’Estère. Ces blocages, organisés par des regroupements d’autodéfense, interviennent dans un contexte d’insécurité croissante dans le département de l’Artibonite et dans le pays. Les manifestants accusent les autorités gouvernementales d’exploiter cette crise à des fins politiques et économiques et réclament des mesures concrètes pour mettre fin aux activités des gangs armés qui contrôlent certaines zones du territoire.

Port-au-Prince, 28 décembre 2025. Ces actions de protestation sont soutenues par des organisations locales telles que le Komite Initiativ pou Lapè nan ba Latibonit (KILBA), le Kowalisyon Revolisyonè pou Sove Latibonit (KORESA) et le Konbit ba Latibonit (KONBA), ainsi que par des associations comme le Syndicat des Planteurs Visionnaires pour le Développement de l’Artibonite (SPVDA). Selon ces groupes, composés principalement de paysans et de travailleurs, l’État doit prendre des mesures immédiates pour sécuriser la région.
Les barrages installés sur la RN1 ont provoqué des embouteillages importants, affectant les voyageurs et les commerçants. Cette situation a des conséquences directes sur les familles et les activités économiques locales, particulièrement en cette période de fêtes.
Les manifestants réclament également que les autorités suspendent les activités criminelles des gangs, qu’ils accusent de bénéficier du soutien de certaines figures politiques. Ils menacent de maintenir les blocages tant que leurs demandes ne seront pas prises en compte et que des mesures concrètes ne seront pas mises en œuvre.
Cette mobilisation survient après une série d’attaques violentes attribuées à des gangs dans la région, ayant causé plusieurs victimes et des destructions de biens. De nombreuses familles se retrouvent ainsi en situation de détresse, dénonçant l’impossibilité de vivre sous la menace constante de groupes criminels.
La mise en place d’une force de répression des gangs, promise par l’ONU, peine à se concrétiser. Cette absence d’intervention renforce, selon les observateurs, la confiance des groupes criminels, tandis que les autorités, notamment la Police Nationale d’Haïti (PNH), semblent insuffisamment préparées pour faire face à cette menace.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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