Une population civile à bout de souffle, livrée aux maîtres du chaos

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Par Wandy CHARLES

Malgré les drones, les engins lourds, les armes de grand calibre, les hélicoptères et la présence de troupes étrangères, la population haïtienne, exténuée et abandonnée à elle-même, continue de subir la loi impitoyable des gangs. Ce peuple, qui ne réclame que la paix pour inventer son destin et construire son rêve, est traqué sans relâche comme du gibier. Chassés de chez eux, les citoyens sont poussés à l’exode, tandis que leurs maisons sont incendiées, leurs modestes commerces pillés, et leur quotidien transformé en véritable enfer.

Les bandits, sans pitié et ivres d’un certain « pouvoir », détruisent leurs semblables avec une violence aveugle et une détermination qui glace le sang. Ils saccagent tout sur leur passage, tuent sans discernement, et brûlent ce qu’ils ne peuvent emporter. Ils imposent leur volonté par la terreur, et cherchent, par orgueil, à faire tomber Canapé-Vert — quartier devenu symbole de résistance contre l’emprise criminelle. Leur objectif est clair : conquérir d’autres territoires, établir des postes de péage, et continuer de profiter de cette manne illégale qu’un État digne de ce nom aurait dû réguler au profit du bien commun.

À Petite Rivière de l’Artibonite, le prix de cette guerre injuste se paie en sang : trois blindés ont été incendiés, et un policier kényan a trouvé la mort. Ce revers infligé à des forces de l’ordre formées, équipées et payées pour assurer la sécurité nationale est tout simplement inacceptable. Comment est-il possible que des truands — pour la plupart très jeunes — infligent de telles humiliations à des institutions censées incarner l’autorité républicaine ?

Oui, je le redis : Ce peuple ne réclame que la paix pour créer son paradis, mais non, les artisans du chaos, les assoiffés de sang, les maîtres de la violence ne l’entendent pas de cette oreille. Leur mission, ils l’exécutent avec un zèle macabre. Et face à cette barbarie, les autorités établies demeurent hélas impuissantes, incapables d’endiguer cette marée de feu et de sang qui coule à flot dans nos quartiers, nos communes, nos départements et peut-être bientôt dans tout le pays.

La population civile est à bout de souffle. Il est plus que temps que cesse ce calvaire. Car un peuple abandonné à la merci de la cruauté perd non seulement son foyer, mais aussi son espoir. Et un peuple sans espoir, n’est pas un peuple.
Vant Bef Info (VBI)

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