Tabarre : Les commissariats de Cazeau et de CBIM sous la menace des gangs armés

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Depuis mars 2024, les commissariats de Cazeau et de CBIM à Tabarre sont devenus des cibles privilégiées pour les gangs armés qui contrôlent les zones avoisinantes. Ces postes de police stratégiques sont visés par des groupes affiliés à la coalition « Viv Ansanm », cherchant à imposer leur domination sur la commune. Cette situation soulève une inquiétude : Tabarre est-elle en train de devenir un territoire hors de contrôle ?

L’inquiétude croissante de la population

Le 3 avril 2025, les habitants de Tabarre vivent dans une angoisse constante. L’extension du pouvoir des gangs dans les quartiers de Tabarre 25, 27, ainsi que Clercine 22 et 24 met leur sécurité en danger. Craignant les affrontements, les kidnappings et les pillages, ils limitent leurs déplacements et prennent des mesures de précaution. « Nous ne savons plus à qui faire confiance. Même les policiers semblent dépassés par la situation », raconte un entrepreneur de Clercine.

La résistance des policiers de CBIM

Face à cette menace croissante, les policiers du commissariat de CBIM tentent de résister malgré des ressources limitées. Certains d’entre eux, sous couvert d’anonymat, témoignent des conditions de travail extrêmement difficiles. « Nous sommes confrontés à des gangs lourdement armés, alors que nous manquons de munitions et de renforts. C’est un combat inégal », déplore un agent. Malgré tout, ces policiers continuent de défendre leur commissariat, refusant de céder face aux attaques répétées des gangs.

Une zone stratégique en danger

Tabarre est depuis longtemps une zone stratégique, attirant les groupes criminels en raison de ses accès facilitant les déplacements vers d’autres quartiers importants de Port-au-Prince. Les attaques répétées, dont celle du 24 février ayant fait une dizaine de victimes et détruit plusieurs maisons, témoignent de l’intensification du conflit.

Cette violence croissante soulève des questions sur l’efficacité des forces de l’ordre et sur la capacité de l’État à protéger ses institutions. L’éventuel abandon des commissariats de Cazeau et de CBIM aux mains des gangs pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte pour le contrôle de Tabarre. En attendant, la population reste prisonnière d’une situation de plus en plus difficile.

Le marché de Tabarre n’a pas fonctionné ce jeudi. L’étau se resserre autour de la population et des zones avoisinantes paniquées suite aux détonations assourdissantes survenues mercredi soir et à l’aube de ce 3 avril 2025.

Judelor Louis Charles
VANT BÈF INFO (VBI)

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