Sommet de la CELAC : les expulsions massives de migrants par Trump au cœur des préoccupations

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La question des expulsions massives de migrants en provenance des États-Unis s’invitera au sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), prévu mercredi prochain au Honduras. Cette politique migratoire, relancée avec vigueur depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, touche directement plusieurs des 33 pays membres de l’organisation.

Depuis son investiture le 20 janvier, Donald Trump a ordonné une intensification des arrestations et expulsions de migrants. Selon les chiffres communiqués, plus de 113 000 personnes ont été arrêtées et 100 000 expulsées en quelques semaines seulement.

Ces mesures ont entraîné une baisse spectaculaire du nombre de migrants à la frontière sud des États-Unis. En mars, seulement 7 180 traversées ont été enregistrées, contre 137 480 à la même période l’an dernier.

Des pays de la CELAC en première ligne

Le Mexique, par exemple, a accueilli 24 400 expulsés depuis le début du nouveau mandat de Trump, dont près de 4 600 étrangers. Parmi eux, de nombreux Vénézuéliens, déçus par l’échec de leur parcours migratoire, ont choisi de retourner en Amérique du Sud.

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, se rendra au Honduras pour participer au sommet. Elle compte soulever la question avec ses homologues, dans un contexte où la pression migratoire ne faiblit pas.

Le Triangle du Nord toujours en alerte

Malgré les menaces de « déportations massives » brandies par Trump, la situation reste relativement stable dans le Triangle du Nord — Guatemala, Salvador, Honduras. Cette région, marquée par une migration chronique vers les États-Unis, continue de voir ses ressortissants fuir la violence et la pauvreté.

On estime à 6 millions le nombre de ressortissants de ces trois pays vivant aux États-Unis, dont 3 millions de Guatémaltèques, plus de 2 millions de Salvadoriens et plus d’un million de Honduriens, en situation régulière ou non.

Pour de nombreux dirigeants de la CELAC, cette reprise des expulsions représente un enjeu diplomatique majeur. Il ne s’agit pas seulement de défendre les droits de leurs citoyens à l’étranger, mais aussi de gérer le retour forcé de milliers de personnes dans des pays qui peinent déjà à offrir des conditions de vie dignes.

Yves Manuel

Vant Bèf Info

Avec Fox News

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