Saison des pluies : conditions précaires dans les camps de déplacés internes

La saison des pluies aggrave la situation déjà difficile dans les camps de déplacés internes de Port-au-Prince et ses environs. Ces familles, contraintes de quitter leurs quartiers à la suite des attaques de gangs armés, survivent désormais sous des abris précaires exposés aux intempéries.

Port-au-Prince, 28 septembre 2025 — Privées d’infrastructures adaptées, des milliers de personnes vivent sous des bâches usées, vulnérables aux inondations et aux risques sanitaires. Les matelas sont détrempés, les vêtements restent mouillés et de nombreux enfants dorment à même le sol. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, aucune assistance humanitaire stable ne répond aux besoins urgents des sinistrés.

Ces déplacements massifs sont liés aux offensives de la coalition criminelle « Viv Ansanm », active dans les quartiers du bas de la capitale. Les attaques armées ont provoqué des assassinats, pillages et incendies, poussant des familles entières à abandonner leurs maisons.

Malgré l’ampleur de la crise, les autorités n’ont pas encore mis en place de plan d’urgence cohérent. Les déplacés dénoncent un sentiment d’abandon, tandis que des organisations locales et internationales appellent à une réponse humanitaire rapide, incluant un soutien aux camps et une sécurisation des zones affectées.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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