Port-au-Prince piégée : la capitale s’effondre dans l’indifférence

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Depuis plusieurs jours, la capitale haïtienne vit sous le joug des gangs armés, rendant toute issue pratiquement impossible. Le nord et le sud de la ville sont désormais sous haute tension, piégeant les habitants dans un climat de peur et d’incertitude.

Une ville enclavée, une population terrorisée
Port-au-Prince, 2 avril 2025 – « Nous sommes enfermés, sans aucune possibilité de fuir. Ceux qui tentent de sortir risquent leurs vies », confie un habitant de Delmas 33, contraint de rester chez lui par crainte des balles perdues. Les voies d’accès menant à la capitale sont sous le contrôle des gangs, rendant tout déplacement périlleux.
Une issue aérienne compromise
L’aéroport international, dernier espoir d’évasion pour certains, n’est plus un refuge sûr. Ce mercredi, tous les vols charters à destination de Port-au-Prince ont été annulés après qu’un hélicoptère de la protection civile a été touché par un projectile, blessant une personne à bord.
« Même l’aéroport n’est plus un lieu sûr. Nous sommes pris au piège », témoigne un employé du secteur aérien sous couvert d’anonymat.
Une mer sous la menace des pirates
Quitter la ville par voie maritime n’est pas une option plus sûre. Dans la soirée du 1er avril, des attaques de piraterie ont visé des bateaux au large du port de Port-au-Prince.
« Nous avons été attaqués en pleine mer. Ils ont pillé nos biens et nous ont laissés à la dérive », raconte un marin, miraculé d’une des récentes attaques.
Un gouvernement silencieux, une population à bout
Face à cette spirale de violence, les autorités restent silencieuses. Ni le gouvernement ni le Conseil présidentiel de Transition (CPT) n’ont apporté de réponse concrète à la détresse des citoyens.
« Nous n’avons aucun message officiel, aucune intervention pour nous rassurer », s’indigne un représentant de la société civile. Pendant ce temps, des milliers de familles fuient leurs maisons, emportant le peu qu’elles peuvent.
« Nous n’avons plus rien ici, pas de sécurité, pas d’avenir. Tout ce que nous voulons, c’est survivre », confie, en larmes, une mère de famille.
Alors que Port-au-Prince s’enfonce dans le chaos, une question reste en suspens : qui viendra en aide à cette population abandonnée ?
Judelor Louis Charles
Vant Bèf Info (VBI)
*Qui viendra en aide à cette population abandonnée..?* 😁😁😁😁 Hummm c’est une très belle question.