Mort de Wilfort Ferdinand, alias Ti Will : entre hommage et controverse

La Force Révolutionnaire d’Entente Nationale (FREN) a annoncé, mercredi, la mort de Wilfort Ferdinand, dit Ti Will, tué la veille dans sa ville natale. Dans une note funèbre, l’organisation salue la mémoire d’« un patriote conséquent » et « un homme de justice et de solidarité », tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de « gang d’État organisé ».

Photo de Wilfort Ferdinand alias Ti Will ©️Radio-Canada

Port-au-Prince, le 17 septembre 2025. — Les circonstances de sa mort restent toutefois floues. Selon le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, Ti Will aurait trouvé la mort lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre, laissant planer l’ombre d’une implication dans des activités armées.

Ancien membre du Front Résistance de 2004, Wilfort Ferdinand est présenté par la FREN comme un combattant de la « résistance patriotique », aux côtés de figures telles que Guy Philippe. Ce dernier, aujourd’hui coordonnateur national de l’organisation, compare son décès à celui de martyrs comme Jean Robert Cius et Amiot Mateyer. Mais pour de nombreux citoyens, son parcours reste controversé, entre militantisme politique et accusations de liens avec des réseaux armés.

Sous le slogan « Jamais deux sans trois », la FREN appelle à intensifier le combat « pour la justice, la sécurité et la dignité nationale ». Un discours qui soulève des interrogations dans un pays où la frontière entre mouvement social, insurrection et banditisme demeure brouillée. La mort de Ti Will risque ainsi d’alimenter longtemps le débat : héros populaire ou figure de violence armée ?

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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