Martine Moïse dénonce la mainmise des gangs sur les institutions du pays

Plus de quatre ans après l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, son épouse, Martine Moïse, grièvement blessée lors de l’attaque, est sortie de son silence. Dans une déclaration publiée le mardi 7 octobre sur son compte X (ancien Twitter), l’ancienne Première Dame a dénoncé avec vigueur la domination croissante des groupes armés sur les institutions du pays.

Port-au-Prince, 7 octobre 2025 — Martine Moïse a qualifié ces groupes de « terroristes » et les accuse d’imposer un climat de peur généralisée à travers le pays. Selon elle, leur influence s’étend désormais à plusieurs sphères du pouvoir, aggravant la crise sécuritaire et la misère de la population.

Tout en reconnaissant quelques avancées dans l’enquête internationale — notamment l’arrestation de deux suspects à l’étranger —, elle déplore la lenteur de la justice haïtienne et la persistance de l’impunité. Elle affirme toutefois percevoir un « réveil du peuple », signe d’un espoir collectif de changement et d’un désir profond de justice.

Cet appel à la mobilisation citoyenne intervient dans un contexte de violence persistante des gangs, de paralysie économique et d’instabilité politique. Cependant, Martine Moïse a décliné l’invitation de la justice haïtienne à comparaître dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de son mari, une décision qui continue d’alimenter débats et interrogations au sein de l’opinion publique.

Jean Gilles DÉSINORD
Vant Bèf Info (VBI)


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