Le PM Fils-Aimé rompt le silence alors que le CPT se divise au jour le jour

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris la parole ce jeudi lors de la rencontre de la Table sectorielle sur la sécurité (TSS), organisée par le CARDH à l’hôtel Karibe, marquant sa première apparition publique depuis les accusations publiques lancées contre lui par le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean.

Port-au-Prince, 27 novembre 2025. — La réunion, qui a rassemblé des représentants de l’OEA, de l’ONU, de la PNH, des FAd’H, ainsi que des magistrats et acteurs de la société civile, était centrée sur la transformation de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en une nouvelle Force de répression des gangs (FRG). Selon la Primature, cette structure doit renforcer les opérations de reconquête territoriale.
Le chef du gouvernement a présenté la FRG comme un levier essentiel pour affaiblir les groupes armés et créer les conditions nécessaires à la tenue des prochaines élections, soulignant que « la sécurité demeure la pierre angulaire de tout redressement institutionnel ».

Cette intervention survient alors que les tensions s’intensifient entre la Primature et une partie du Conseil présidentiel de transition (CPT). Depuis plusieurs jours, le conseiller président Fritz Alphonse Jean réclame ouvertement la révocation du Premier ministre, qu’il accuse d’inefficacité dans la gestion de la Primature.

Une position qui tranche avec celle du coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, qui a réaffirmé son soutien à Alix Didier Fils-Aimé, évoquant la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et d’assurer une continuité dans la gestion de la crise.

Ces divergences internes mettent à nu les fractures au sein du CPT, alors que le pays approche de l’échéance du 7 février 2026, date à laquelle le mandat du Conseil expirera sans que ses principales missions aient été menées à terme.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


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