L’accord du 21 décembre condamne l’attaque armée sur Mirebalais

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Une attaque armée a frappé la ville de Mirebalais dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars 2025, plongeant la population dans la peur et l’incertitude. Des individus lourdement armés, identifiés comme membres de la coalition Viv Ansanm, ont pris d’assaut le commissariat de la ville, incendiant plusieurs véhicules et saccageant les installations avant de libérer plus de 500 détenus.

Port-au-Prince, 1er avril 2025 – Dans un message publié ce mardi sur son compte X, l’avocat et militant politique Me André Michel a fermement condamné cette attaque. Signataire de l’accord du 21 décembre, il estime que cette nouvelle offensive illustre l’aggravation de la crise sécuritaire qui gangrène le pays depuis plusieurs années. Il a pointé du doigt le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), en place depuis 11 mois, dénonçant son incapacité à rétablir l’ordre et à garantir la sécurité de la population.
L’avocat a également critiqué l’administration précédente d’Ariel Henry, rappelant que les membres du CPT, qui dénonçaient autrefois son inaction, se retrouvent aujourd’hui confrontés aux mêmes défis, voire à une situation encore plus critique. Il a appelé les conseillers présidentiels à prendre leurs responsabilités et à envisager une démission, estimant qu’ils n’ont pas su répondre aux attentes de la population ni organiser les élections promises.
Me André Michel rejette par ailleurs toute possibilité de négociation avec les gangs armés, affirmant que seule une réponse ferme et coordonnée peut permettre de restaurer la paix. Cette déclaration intervient alors que le pays traverse une crise économique sans précédent. En effet, depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, le coût de la vie a explosé. Un sac de riz, qui valait 400 gourdes sous son mandat, a grimpé à 1 350 gourdes quatre mois après sa mort et atteint aujourd’hui environ 2 500 gourdes.
Face à cette dégradation, la population haïtienne se retrouve livrée à elle-même, entre insécurité croissante et détresse économique. L’absence de mesures concrètes pour contrer la montée des violences et la crise financière laisse craindre une aggravation de la situation dans les mois à venir.
Likenton JOSEPH
Vant Bèf Info (VBI)