La Gonâve : un double meurtre qui révèle l’urgence sécuritaire

La découverte macabre de deux fillettes âgées de 4 et 6 ans, retrouvées mortes le 19 février dans le secteur de Pikni, à Carrefour « Dèl » (Anse-à-Galets), a plongé La Gonâve dans l’effroi. Ce crime atroce, survenu après que leur mère les a laissées seules à la maison, met en lumière la vulnérabilité des habitants face à l’insécurité grandissante.

Anse-à-Galets, le 19 fevriere 2026

Au-delà de l’émotion et de la douleur exprimées par la communauté, ce drame met à nu une réalité plus large : l’absence criante de protection policière dans plusieurs zones de l’île. Les habitants dénoncent un vide sécuritaire qui laisse le champ libre aux violences les plus inqualifiables.

Selon des correspondants de presse locale, le vice-délégué Ednel Désir s’est transporté sur les lieux du drame, accompagné d’un juge de paix, a constaté l’ampleur du crime, confirmant que les enfants ont été victimes de sévices graves. Mais pour la population, les constats ne suffisent plus. Elle réclame des actes concrets : davantage de policiers, des postes de sécurité répartis sur tout le territoire et des moyens logistiques adaptés.

Ce double meurtre agit comme un électrochoc. Il rappelle que la sécurité n’est pas seulement une question d’ordre public, mais une condition essentielle à la dignité et à la survie des citoyens. À La Gonâve, le cri est unanime : il faut agir, et vite, pour que plus jamais des enfants innocents ne paient le prix de l’abandon sécuritaire.

Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *