Haïti : une organisation socio-politique dénonce l’inaction du pouvoir intérimaire face aux atrocités des gangs

L’organisation socio-politique « Vizyon pou sove leta ak Sosyete a » (VISOL) tire la sonnette d’alarme sur la dégradation inquiétante de la situation sécuritaire en Haïti. Son porte-parole, Grégory Wilpique, dénonce la recrudescence des actes de violence perpétrés par des gangs armés dans plusieurs régions du pays, notamment à Kenscoff et dans l’Artibonite. Très critique envers le pouvoir intérimaire, cette structure plaide pour l’émergence d’un nouveau leadership à la tête de l’État.

Port-au-Prince, le 16 octobre 2025. VISOL estime que l’État a abdiqué face aux criminels. Grégory Wilpique déplore qu’au moment de la rentrée des classes, « les bandits aient remplacé les autorités », allant jusqu’à distribuer des fournitures scolaires aux enfants. Selon lui, cette situation illustre « l’effondrement total de la gouvernance publique ».

Face à cette réalité alarmante, l’organisation appelle le peuple haïtien et les responsables politiques à briser le silence. Elle invite chaque citoyen à rester debout face à l’insécurité et exige des actions concrètes avant le 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, conformément à l’accord du 3 avril 2024 ayant conduit à la création du CPT.

Grégory Wilpique assure que le VISOL, aux côtés de la population, entreprendra toutes les actions nécessaires pour « éradiquer les criminels et les réseaux de corruption » qui gangrènent la nation.
« Nous refusons de continuer à vivre dans la peur et la misère. Il est temps de déraciner les vagabonds et les corrompus qui étouffent notre pays », a-t-il déclaré avec détermination.

Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)


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