Haïti – Politique : Une nouvelle proposition sur la table, signée Renmen Ayiti

À moins de sept mois de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), fixée au 7 février 2026, le parti Renmen Ayiti propose une issue politique à travers un Accord Politique Sociétal Global, visant à éviter un effondrement institutionnel, restaurer la confiance publique et assurer une transition stable.

Port-au-Prince, 7 juillet 2025 – 

Parmi les mesures prioritaires figurent :

La reconnaissance de l’échec du CPT ;

La création d’un organe indépendant de surveillance et de validation des actions de l’Exécutif ;

La convocation d’une Assemblée Constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution, à soumettre à référendum avant février 2026 ;

L’adoption d’une stratégie nationale de sécurité impliquant la PNH et les FADH.

Le plan prévoit également un processus électoral crédible en vue de la tenue d’élections démocratiques en octobre 2026, ainsi qu’un plan de sauvetage national assorti d’une feuille de route économique et sociale. Tous ces engagements devraient être formalisés dans un accord publié dans Le Moniteur dans les huit jours suivant sa signature, afin d’en garantir la validité juridique.

Dans un document rendu public le 7 juillet 2025, Renmen Ayiti, dirigé par l’ancien Premier ministre Me Jean Henry Céant, déplore l’incapacité du CPT à respecter ses engagements, notamment ceux pris devant la CARICOM le 11 mars 2024 et réitérés devant la nation haïtienne le 24 avril de la même année. Sécurité, gouvernance, conférence nationale, cadre électoral : aucun de ces chantiers n’a été concrétisé, alerte le parti.

Face à cette situation, Renmen Ayiti plaide pour une nouvelle gouvernance transitoire d’un an, allant de février 2026 à février 2027, fondée sur une entente nationale élargie. Le parti invite les acteurs politiques exclus du CPT à rejoindre cette initiative, qu’il présente comme inclusive et responsable.

 « Il appartient désormais aux membres du Conseil Présidentiel de Transition de mesurer pleinement la portée de leurs responsabilités historiques », a déclaré Me Jean Henry Céant.

Reste à savoir si les acteurs concernés accepteront de reconnaître leur échec et de céder leur place à une dynamique véritablement inclusive. Sans cette rupture, la proposition risque de s’ajouter à la longue liste des plans restés lettre morte. Si l’appel à une gouvernance transitoire plus structurée semble pertinent, les conditions politiques actuelles permettent-elles réellement une telle refondation dans les délais proposés ?

Mederson Alcindor

Vant Bèf Info (VBI)


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