Haïti : Pékin salue la reconduction des sanctions de l’ONU contre les gangs armés

Le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé pour un an le régime de sanctions contre les groupes armés en Haïti. Pékin, qui a soutenu la résolution 2794, se félicite d’une décision jugée cruciale pour freiner la violence et rétablir la stabilité dans le pays.

Crédit : L’Opinion

Adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil, la résolution 2794 prolonge jusqu’en 2026 le régime de sanctions visant les acteurs menaçant la paix et la sécurité en Haïti. Ces mesures comprennent un embargo sur les armes, le gel des avoirs et des interdictions de voyager contre les individus et entités liés aux gangs.

Le mandat du Groupe d’experts chargé d’appuyer le Comité des sanctions est également prolongé de treize mois afin d’assurer un suivi rigoureux.

Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Fu Cong, a salué cette décision, estimant qu’elle constitue un pas important pour contenir la violence et améliorer la sécurité en Haïti.
Cependant, le diplomate chinois a rappelé que les sanctions, à elles seules, ne suffisent pas. Il plaide pour une approche intégrée, fondée sur le dialogue politique, la cohésion nationale et la coopération entre toutes les factions haïtiennes.

La résolution appelle les États membres à renforcer le contrôle des frontières, lutter contre le trafic d’armes et soutenir les autorités haïtiennes dans la gestion des munitions. Un rapport régulier sera soumis au Comité des sanctions pour évaluer les progrès.

Le texte recommande aussi une meilleure coordination entre le BINUH, l’ONUDC, la Force de répression des gangs (FRG) et d’autres instances régionales afin d’assurer l’application efficace des sanctions.

De nouveaux noms sur la liste noire

Deux nouveaux individus, Dimitri Hérard et Kempes Sanon, ont été ajoutés à la liste des sanctions pour leur rôle dans le trafic d’armes et leurs activités déstabilisatrices. Les autorités haïtiennes se sont engagées à traiter ces dossiers selon la loi nationale.

Si la France et les États-Unis ont souhaité élargir la liste aux acteurs politiques et économiques soupçonnés de soutenir les gangs, la Russie a mis en garde contre des mesures pouvant influencer la vie politique interne d’Haïti.

Pour la Chine, le régime de sanctions reste un outil essentiel pour restaurer la stabilité et protéger les civils face à la montée du banditisme. Pékin promet de travailler aux côtés de la communauté internationale pour aider Haïti à retrouver l’autonomie, la paix et la sécurité durable.

Yves Manuel

Vant Bèf Info ( VBI)


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