Haïti : face à la crise, le MPH appelle au pardon et à la réconciliation
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et de profondes tensions sociales, le Mouvement de Prière pour Haïti (MPH), en collaboration avec plusieurs organisations nationales et internationales, a organisé les 7 et 8 février 2026 deux journées de réflexion consacrées à la non-violence, au pardon et à la réconciliation. Les activités se sont déroulées entièrement en ligne, via la plateforme Zoom, permettant une participation élargie, notamment de membres de la diaspora haïtienne.

Port-au-Prince, le 9 février 2026. L’initiative s’adressait aux Haïtiens vivant dans le pays comme à ceux établis à l’étranger. Selon les organisateurs, l’objectif était de sensibiliser la population aux enjeux du vivre-ensemble et de promouvoir des approches pacifiques face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays. Dans une interview accordée à Vant Bèf Info, le coordonnateur du MPH, Jean Ricot Dorméus, a indiqué que ces activités visent à encourager le dialogue et à susciter une prise de conscience collective autour des valeurs de paix.
Le programme a débuté le vendredi 7 février avec un atelier en ligne consacré à l’expérience du Rwanda après le génocide de 1994. La session a été animée par la sociologue et psychothérapeute rwandaise Esther Mujawayo, survivante du génocide. Elle a présenté les mécanismes mis en œuvre dans son pays pour favoriser la reconstruction sociale et accompagner les victimes sur le plan psychosocial. Esther Mujawayo est également cofondatrice de l’association AVEGA, engagée dans l’accompagnement des veuves et des familles affectées par le génocide.
Le samedi 8 février, la sixième Journée nationale de pardon et de réconciliation a été marquée par des moments de jeûne, de prière et de témoignages. À cette occasion, les organisateurs ont procédé au lancement du livre électronique « Parcours de Paix, Non-Violence, Pardon et Réconciliation pour une Nouvelle Haïti », ainsi que d’une vidéo de sensibilisation portée par plusieurs leaders.
Par ailleurs, dans le cadre de la campagne intitulée « 100 jours pour le pardon et la réconciliation », les universités haïtiennes ont été invitées à organiser des conférences et des débats afin d’impliquer les étudiants dans la réflexion sur la paix et la cohésion sociale.
Selon les responsables du MPH, cette mobilisation s’inscrit dans une démarche de sensibilisation nationale et vise à encourager une participation citoyenne active autour des valeurs de dialogue, de non-violence et de réconciliation.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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