Haïti – Crise sécuritaire : La FEDOFEDH tire la sonnette d’alarme après les menaces de “Barbecue”

La Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) a vivement condamné les récentes menaces proférées par le chef de gang Jimmy Chérizier, alias “Barbecue”, à l’encontre des signataires de l’Accord du 21 décembre, censé ouvrir la voie à une transition politique apaisée en Haïti.

Port-au-Prince, 24 juin 2025.—Dans une déclaration officielle, la FEDOFEDH se dit profondément préoccupée par les propos violents du leader de la coalition armée “Viv Ansanm”, diffusés sur les réseaux sociaux, visant directement des figures politiques engagées dans la recherche d’une solution pacifique à la crise haïtienne.

L’organisation appelle l’État haïtien à sortir de son mutisme et à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes menacées. Elle insiste sur l’urgence de rétablir l’autorité publique dans les quartiers dominés par les groupes armés.

« Les citoyens doivent pouvoir participer au débat public sans être intimidés ni mis en danger. C’est un droit fondamental », rappelle la FEDOFEDH, qui alerte sur la montée des atteintes aux droits humains dans un climat politique de plus en plus tendu.

La Fédération interpelle également la communauté internationale, qu’elle appelle à jouer un rôle plus actif face à la dégradation de la situation sécuritaire en Haïti. Elle plaide pour une réponse concertée, capable de contenir l’expansion des gangs armés et de soutenir les efforts de stabilisation.

Alors que la violence s’intensifie et que l’État paraît désarmé, cette sortie publique de la FEDOFEDH met en lumière le silence préoccupant des institutions face à l’escalade des menaces contre les acteurs politiques et sociaux œuvrant pour le retour à l’ordre démocratique.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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One comment

  • The Haitian Patriot

    Barbecue et d’autres gangs terrorisent les quartiers, incendient des maisons, massacrent des civils, enlèvent des enfants et décapitent des personnes depuis des années. Les prétendues « autorités » n’ont presque rien dit. Mais maintenant, dès que des figures politiques, des agents étrangers et leurs amis dans les médias se sentent personnellement menacés, ils « sonnent l’alarme » soudainement ?

    Les médias et les organisations de « droits humains » sont des outils de l’élite. Quand les gangs massacrent les pauvres à La Saline ou Bel-Air, cela est présenté comme de l’« instabilité ». Mais dès qu’un gang menace une personne liée au CPT, à la classe élitiste ou à un diplomate étranger, cela devient une urgence internationale. Ce n’est pas une préoccupation pour les droits humains, c’est la panique face à la perte de contrôle.

    Barbecue agit peut-être en franc-tireur – ou sort du scénario prévu
    Il a été toléré pendant des années car il servait un dessein : terroriser les zones de résistance, faciliter le déplacement des populations près des sites miniers et maintenir le chaos. Mais maintenant ? Peut-être qu’il dépasse les bornes. Peut-être qu’il réclame une place à la table. Peut-être qu’il menace ses propres créateurs. C’est à ce moment-là qu’ils se retournent contre lui.

    Cela expliquerait pourquoi, tout à coup, FEDOFEDH et leurs organes médiatiques le qualifient de menace nationale. Quand la marionnette s’empare du micro, les marionnettistes paniquent.

    Ils préparent le terrain pour une opération de « nettoyage »
    Ne soyez pas surpris si cette indignation médiatique soudaine fait partie d’une stratégie plus vaste. Voici le scénario probable :

    Étape 1 : Faire semblant que Barbecue vient de franchir la ligne rouge.

    Étape 2 : Mobiliser le soutien public pour une répression (locale ou étrangère).

    Étape 3 : Profiter de l’occasion pour éliminer les acteurs gênants, nettoyer les détails encombrants et réorganiser la structure des gangs avec de nouvelles marionnettes.

    C’est ce que les États-Unis et l’ONU ont fait en Colombie, au Mexique et même en Irak : créer des monstres, attendre le bon moment, puis les détruire publiquement pour passer pour des héros, tout en maintenant le contrôle en coulisses.

    Ils n’ont jamais été préoccupés par la mort des Haïtiens pauvres. Mais maintenant que des figures politiques sont sur la liste des cibles, ils crient au scandale. Il ne s’agit pas de protéger le peuple, mais de préserver le système.