Deux mois à la tête du CPT : Laurent Saint-Cyr peine à convaincre face à l’insécurité et la contestation
Le mardi 7 octobre marque deux mois depuis la prise de fonction de Laurent Saint-Cyr à la tête du Conseil présidentiel de transition (CPT). Cette période a été marquée par des décisions controversées et une insécurité persistante qui touche de nombreuses régions du pays.

Port-au-Prince, le 8 octobre 2025.—Parmi les mesures ayant suscité la polémique figure la révocation de Sterline Civil, directrice du Fonds national de l’éducation (FNE). Sur le terrain, la violence s’intensifie, avec notamment le massacre d’au moins 40 personnes à Labodrie et des attaques récentes à Montrouis, L’Estère et Saint-Marc.
Malgré les promesses répétées du CPT de rétablir l’ordre et de créer un climat propice aux élections, l’incertitude persiste. La population, épuisée par l’insécurité et la crise économique, attend des actions concrètes pour freiner la violence des gangs et relancer la stabilité nationale.
De nombreux acteurs politiques et membres de la société civile estiment que le CPT ne parvient pas à établir une feuille de route claire pour la transition. Le manque de communication autour des réformes promises et la lenteur dans la formation d’un nouveau gouvernement renforcent le sentiment de méfiance et de frustration parmi les citoyens.
Par ailleurs, les appels au dialogue national se multiplient, afin de trouver un consensus sur la gestion de la sécurité et l’organisation des prochaines élections. Plusieurs observateurs internationaux soulignent que sans stratégie cohérente et inclusive, la transition risque de s’enliser, compromettant davantage la stabilité déjà fragile du pays.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)
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