Crise politique : les signataires de l’Accord de Montana pressent le CPT d’agir avant le 7 février
À moins d’un mois de l’échéance du 7 février 2026, l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana tire la sonnette d’alarme sur l’aggravation de la crise politique et sécuritaire en Haïti. Dans un communiqué publié le 16 janvier 2025, la structure, représentée à la fois au CPT et dans le gouvernement, se dit profondément préoccupée par l’échec de la gouvernance transitoire actuelle et la perte de confiance grandissante de la population envers les autorités.

Port-au-Prince, le 17 janvier 2026.- Les signataires, dont certains sont membres de cabinets de conseillers-présidents, pointent du doigt l’absence de consensus politique et estiment que la transition en cours ne parvient pas à répondre aux attentes du pays.
Sans évoquer l’échec du cpt, ils dénoncent particulièrement la gestion du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, qu’ils jugent incapable d’assurer une conduite efficace de l’État.
Le communiqué signé par les membres du comité de pilotage, dont Jean Hénold Buteau, Cius Delson, Me Francisco Alcide et Yves A. Joseph, évoque également de graves soupçons de corruption, des actes d’insubordination à l’autorité publique ainsi que des relations non autorisées avec des acteurs étrangers, jugés préjudiciables à la souveraineté nationale.
Face à ce qu’ils qualifient d’urgence nationale, les signataires appellent le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) à prendre des décisions rapides. Ils demandent le renvoi immédiat du Premier ministre et sa substitution par un chef de gouvernement intérimaire dont le mandat prendrait fin le 6 février 2026.
C’est exactement ce que cherche le conseiller Fritz Alphonse Jean dont l’hostilité envers Fils-Aimé est un secret de polichinelle et dont le cabinet comprend des signataires de ce document.
L’Assemblée réclame également la tenue rapide d’une assise nationale inclusive, réunissant l’ensemble des forces vives du pays, en vue de dégager un accord politique jugé légitime. Elle préconise en parallèle l’adoption d’un calendrier consensuel de négociations assorti de mesures concrètes à court terme.
Selon les signataires de l’Accord de Montana, ces décisions constituent des conditions indispensables pour éviter une nouvelle spirale de crise et restaurer un minimum de stabilité politique. À défaut d’actions immédiates, préviennent-ils, la transition en cours pourrait perdre toute crédibilité, avec des conséquences directes pour l’avenir démocratique du pays.
Malgré leurs critiques, les membres de l’Assemblée réaffirment leur disponibilité à participer à un dialogue national et à contribuer à une issue durable à la crise haïtienne.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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