Crise humanitaire en Haïti : Le ministre Herwil Gaspard face à l’inaction

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Le ministre délégué à la Solidarité et aux Affaires humanitaires, Herwil Gaspard, a exprimé son inquiétude concernant la situation des personnes déplacées dans les camps de Port-au-Prince. Toutefois, ses actions restent floues et insuffisantes, et ses engagements semblent vains, renforçant l’impression d’une gestion inefficace de la crise humanitaire, alors que la population continue de fuir les violences des gangs.

Port-au-Prince, le 26 mars 2025 – Le 25 mars, une réunion s’est tenue au Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), dans le but de trouver des solutions pour améliorer les conditions de vie des milliers de déplacés. Bien que le ministre Gaspard ait annoncé vouloir poser les bases de solutions concrètes, aucune mesure tangible n’a été prise pour améliorer la situation dans les camps.
La réunion, présidée par Gaspard, a rassemblé des responsables institutionnels, dont Serge Gabriel Collin, directeur général du FAES, des représentants de la DINEPA, de l’Office National de la Migration (ONM) et de la Police communautaire (EDUPOL). L’objectif affiché était d’améliorer l’accès à l’eau potable, d’assurer la sécurité et de renforcer les infrastructures des camps. Cependant, ces projets demeurent pour l’instant de simples intentions, sans aucune garantie de mise en œuvre effective.
Les promesses d’améliorer la sécurité, l’accès à l’eau potable et les infrastructures sanitaires restent lettre morte. Les déplacés continuent de vivre dans des conditions précaires et sans solution concrète. Malgré les réunions et les annonces répétées, aucune action immédiate n’a été prise, et la situation sur le terrain demeure inchangée.
La coordination entre les différentes institutions concernées fait défaut, et les promesses du gouvernement semblent se diluer dans une administration inefficace. Ainsi, le ministre Gaspard, bien qu’il affirme la solidarité du gouvernement, risque de décevoir encore une fois les populations les plus vulnérables du pays. Les annonces et réunions, en l’absence d’actions concrètes, ne répondent pas à l’urgence de la crise humanitaire qui touche Haïti.
À ce stade crucial de la situation, ne serait-il pas préférable que le ministre Gaspard revoie sa copie ?
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)