Climat sécuritaire en chute libre : l’inaction des autorités pointée du doigt

Les attaques armées, pillages et assassinats se multiplient à travers le pays, plongeant des milliers de familles dans le désarroi. Alors que des zones entières, y compris certains quartiers de la capitale, passent sous le contrôle de groupes criminels, les autorités peinent à proposer une réponse claire et efficace.

Photo d’illustration du phénomène de sécurité en Haïti ©️Google

Port-au-Prince, le 17 septembre 2025. — La situation sécuritaire, déjà critique depuis plusieurs années, atteint aujourd’hui un seuil alarmant. Des déplacements massifs de population sont signalés, des familles se retrouvent décimées et des quartiers entiers vidés de leurs habitants. Dans ce contexte, l’absence d’une stratégie coordonnée alimente la frustration populaire.

Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le gouvernement et la Police nationale d’Haïti (PNH) apparaissent dépassés. Les rares opérations policières, menées avec des moyens limités, sont sporadiques et parfois suivies de représailles meurtrières. Le manque de ressources, la corruption et l’infiltration d’agents dans des réseaux criminels aggravent la crise.

Pour de nombreux observateurs, l’inaction de l’État face à l’escalade des violences érode sa légitimité. Faute d’une réponse ferme et durable, le climat d’insécurité continue de s’installer, laissant la population haïtienne exposée à la peur et à la violence.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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