Haïti : Trump donne carte blanche à Bukele pour déployer plus de 2 000 soldats
Donald Trump confirme avoir laissé Nayib Bukele libre d’agir en Haïti. Le Salvador y a déployé plus de 2 000 militaires après la disparition de quatre de ses techniciens. Cette présence se situe hors du cadre de la mission soutenue par l’ONU.

WASHINGTON, 1er novembre 2026 – Le président américain a confirmé samedi avoir donné son feu vert à son homologue salvadorien. « Fais ce que tu as à faire », lui a-t-il dit, selon ses propres mots.
L’échange téléphonique a eu lieu le mardi 27 octobre. Nayib Bukele voulait s’assurer que Washington ne s’opposerait pas au renforcement de ses troupes en Haïti. Le média américain Axios a révélé l’information en premier.
« Tu diriges ton pays, tu dois faire ce que tu as à faire », a expliqué Donald Trump. La Maison-Blanche a aussi indiqué qu’il avait exprimé sa solidarité et présenté ses condoléances au président salvadorien.
Quatre techniciens disparus
Le déploiement fait suite à la disparition de quatre techniciens de l’aviation militaire salvadorienne, le 18 octobre. Ils auraient été pris dans une embuscade à Santo, un quartier du nord de Port-au-Prince. La zone est sous l’influence de groupes armés.
Nayib Bukele présente l’opération comme une mission de sauvetage. Sur X, il a averti les groupes armés. Les opérations pourraient s’intensifier si les otages ne sont pas retrouvés vivants.
Selon Axios, environ 2 000 soldats salvadoriens sont déjà sur place, et ce chiffre pourrait augmenter. Un accord bilatéral, approuvé mercredi, autorise leur intervention sur le territoire haïtien. Le président salvadorien assure qu’il ne s’agit ni d’une invasion ni d’une opération contre la population haïtienne.
Une force hors du cadre onusien
Cette initiative est distincte de la mission internationale soutenue par les Nations unies. Elle repose sur un cadre bilatéral et poursuit des objectifs propres.
Son arrivée soulève plusieurs questions : la coordination avec les autres forces présentes, les règles d’engagement, la protection des civils.
L’enjeu est aussi diplomatique pour Nayib Bukele. Un échec ou une flambée de violence pèserait sur l’image de son gouvernement. Dans un pays déjà en crise sécuritaire, ce déploiement ouvre un nouveau chapitre de l’implication étrangère contre les groupes armés.
Jean Gilles Dèsinord
Vant Bèf Info (VBI)
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