Sécurité en Haïti: Et si la jeunesse était l’arme absolue de notre protection collective ?

Invité du « Salon des Invités », le Dr. Michaël C. O. Jonathan Désir brise les clichés et propose un système de sécurité révolutionnaire porté par la jeunesse et l’éducation

Il est temps de changer de regard sur nos quartiers populaires. Trop souvent stigmatisée et réduite au rang de menace, leur jeunesse est en réalité la clé de voûte de notre sécurité future. C’est le message fort qu’a livré le Dr. Michaël C. O. Jonathan Désir, docteur en théologie et expert en leadership, sur le plateau de l’émission « Salon des Invités ». Autour du thème « Quartiers populaires : la jeunesse, première force de protection collective », l’invité a sonné la charge contre l’approche uniquement sécuritaire traditionnelle.
Avant de dérouler ses propositions, le Dr. Désir a posé un diagnostic sans concession sur l’actualité brûlante, pointant du doigt les opérations menées en plaine contre les gangs. Sans détour, il a fustigé l’immobilisme passé, faisant remarquer qu’avant la force de répression contre les gangs se traînait littéralement les pieds, laissant le terrain aux criminels et les populations à leur triste sort. Selon lui, ce n’est qu’après l’enlèvement des 4 militaires salvadoriens le 18 octobre dernier qu’on a enfin commencé à constater des actions concrètes sur le terrain. C’est précisément face à cette passivité institutionnelle à géométrie variable et à l’urgence du moment qu’il oppose son modèle.
« La sécurité des quartiers doit être portée par la jeunesse et l’éducation », a martelé le Dr. Désir. Son constat est sans appel : au lieu de chercher à dompter ou à exclure la fougue de la jeunesse, nous devons impérativement la canaliser. Cette énergie débordante, si elle est orientée, devient un bouclier communautaire indestructible contre la criminalité et le désordre.
Mais attention, il ne s’agit pas de prôner l’anarchie ou l’autodéfense sauvage. Fort de son expertise en administration, le Dr. Désir exige un cadre rigoureux basé sur deux piliers :

  • L’éducation d’abord : Seul un investissement massif dans la formation civique et morale peut transformer une force brute en un engagement citoyen conscient.
  • Le leadership ensuite : Pour être efficace, cette dynamique doit être structurée, encadrée et administrée en parfaite synergie avec les institutions locales.
    En associant éthique théologique et rigueur managériale, le Dr. Michaël C. O. Jonathan Désir prouve que la paix sociale ne viendra pas de l’extérieur. La véritable résilience de nos quartiers se trouve dans leurs propres entrailles. Faire confiance aux jeunes, les outiller et les responsabiliser : voilà le seul chemin vers une sécurité durable et digne dans le pays.

Aniel Anilus
VBI


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