Haïti : le Conseil de sécurité de l’ONU prolonge le mandat de la FRG jusqu’en mars 2027
Le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé de six mois le mandat de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. Le mandat est prolongé jusqu’au 31 mars 2027.

New York, 29 septembre 2026 —La décision intervient alors que le déploiement de la force reste inférieur à l’effectif prévu.
Le soutien de l’ONU se poursuit
La résolution 2829 prévoit la poursuite du soutien logistique et opérationnel des Nations unies à la FRG.
Ce soutien est assuré par le Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (UNSOH).
L’UNSOH est opérationnel depuis avril 2026. Il fournit notamment des services logistiques, médicaux et de mobilité à la FRG.
La FRG a été créée en septembre 2025.
Elle a succédé à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS).
La force devait compter jusqu’à 5 500 militaires et policiers.
Les États-Unis et le Panama défendent la poursuite de la mission
Les États-Unis et le Panama ont présenté le projet de résolution.
Washington a défendu la poursuite des efforts autour de la FRG.
Le représentant américain Michael Waltz a notamment évoqué l’arrivée progressive de nouveaux contingents et la poursuite des opérations.
La Russie maintient ses réserves
La Russie s’est abstenue lors du vote.
Son représentant a exprimé des réserves sur le fonctionnement de la FRG.
Il a notamment évoqué les difficultés liées au recrutement et à la formation des contingents.
Le financement à long terme de la force figure aussi parmi les préoccupations exprimées par Moscou.
La Russie a également soulevé la question du statut juridique de la mission.
Selon le représentant russe, une réponse uniquement militaire ne suffira pas à résoudre la crise haïtienne.
Moscou appelle aussi à renforcer les institutions nationales et les capacités de l’État.
Un déploiement encore inférieur aux prévisions
La FRG reste loin de son effectif maximal prévu.
Au 8 juillet 2026, elle comptait 1 083 militaires et 16 civils, selon les données communiquées au Conseil de sécurité.
Le déploiement reste donc inférieur aux effectifs prévus lors de la création de la force.
L’ONU appelle à accélérer son déploiement.
Elle insiste également sur le renforcement des capacités nationales.
La Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H) sont notamment concernées.
L’ONU souligne aussi la nécessité de renforcer les institutions publiques et les services essentiels.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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