Des acteurs réclament une médiation de la Conférence des évêques d’Haïti
Des représentants de mouvements sociopolitiques et de la société civile sollicitent une médiation nationale de la Conférence des évêques d’Haïti (CEH) face à la crise politique et sécuritaire. Dans une lettre datée du 28 septembre, ils demandent à la CEH d’offrir ses bons offices afin de favoriser un dialogue entre les différents acteurs.

Port-au-Prince, 29 septembre 2026. Dans cette correspondance, Evens Ciril, pour l’Initiative du 24 avril, Valery Dutreuil Jacques, pour les Tables Alternatives et Alliées, Jean Elysée Celiscar, pour la Nouvelle Alternative populaire, et Wilford Lucate, pour INIBAZ, appellent à une médiation autour de la crise politique.
Les signataires dénoncent la dégradation de la situation sécuritaire
En premier lieu, les signataires dénoncent les actes de criminalité et les enlèvements qui touchent une partie de la population. Ils critiquent également la réponse du gouvernement face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Par ailleurs, ils déplorent la fermeture prolongée de plusieurs axes routiers et évoquent les perturbations affectant les déplacements. Selon eux, ces difficultés entravent la circulation des personnes et des marchandises.
Des inquiétudes sur la situation économique et les élections
En outre, les signataires estiment que la crise sécuritaire et politique accentue les difficultés économiques et sociales. Ils évoquent notamment la précarité des communautés vulnérables.
Dans ce contexte, ils s’interrogent sur les conditions nécessaires à l’organisation d’élections qu’ils souhaitent participatives. Sur le plan politique, ils mettent également en doute la capacité du gouvernement à organiser les élections annoncées pour le 13 décembre.
Ainsi, les signataires souhaitent l’ouverture d’une médiation afin d’examiner la gouvernance intérimaire et d’identifier des pistes de sortie de crise.
Appel à une médiation nationale
De plus, les signataires affirment vouloir prévenir une nouvelle aggravation de la crise politique. Ils expriment leur opposition à une prolongation de la transition actuelle et estiment que le statu quo ne permettrait pas, selon eux, de répondre aux problèmes sécuritaires et institutionnels.
Enfin, ils invitent d’autres forces politiques et sociales à rejoindre leur démarche. Ils plaident pour une médiation nationale et demandent un départ ordonné du chef du gouvernement.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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