Haïti, Gros-Morne : une énième tuerie, c’est trop. Plus de 11 massacres de 2022 à 2026 : pas de sanctions, pas de révocations, pas d’arrestations, pas de démissions, sauf de petits transferts
Durant ces quatre dernières années, Haïti a connu plus d’une douzaine de massacres documentés. Ces violences, recensées de 2022 à 2026, ont touché les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.

Port-au-Prince, le 28 septembre 2026.-
En effet, les victimes se comptent par centaines dans plusieurs de ces épisodes. Cependant, les procédures judiciaires restent souvent inachevées. Entre avril 2022 et avril 2023, le Réseaux Nationale de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH), a recensé neuf massacres. Ces violences ont été dans l’Ouest et l’Artibonite.
Dans six de ces massacres, l’organisation a documenté 734 personnes assassinées. Elle a recensé 105 femmes et filles victimes de viols. Le RNDDH cite comme zone frappée, la Plaine-du-Cul-de-Sac, Cité Soleil et plusieurs zones de l’Artibonite. Ainsi, dès 2022, les massacres sont devenus un élément clé de la crise sécuritaire haïtienne.
La série des tueries s’est poursuivie en 2024. Le 3 octobre, une attaque a frappé Pont-Sondé, dans l’Artibonite. Le BINUH fait état de 115 civils tués. D’un autre côté, des dizaines de personnes sont sortis blessées. Quelques mois plus tard, Wharf Jérémie a été frappé par une nouvelle tuerie de masse.
Entre le 6 et le 11 décembre 2024, au moins 207 personnes ont été exécutées. Le bilan a été établi par le BINUH et le Haut-Commissariat aux droits humains. Les victimes comprenent principalement des personnes âgées. Plusieurs avaient été accusées de pratiques liées au vaudou.
Un retour sanglant sur Wharf Jérémie, Kenscoff et Chateaublond
En février 2025, le RNDDH a publié un rapport consacré à trois massacres. Il concerne Wharf Jérémie, Kenscoff et Chateaublond. À Kenscoff, les violences des 27 au 29 janvier 2025 ont fait de nombreuses victimes. Le RNDDH a documenté des personnes tuées et portées disparues.
À Chateaublond, à Pétion-Ville, la structure a documenté une nouvelle attaque meurtrière. Elle s’est produite, précisément le 16 février 2025. Ces épisodes ont prouvé encore une fois la vulnérabilité des populations face aux groupes armés. Cependant, la situation ne s’est pas arrêtée en 2025. En mars 2026, un nouveau massacre a été documenté à Jean Denis, dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.
Selon le RNDDH, l’attaque s’est déroulée dans la nuit du 28 au 29 mars 2026 et attribuée au gang Gran Grif. Quelques mois plus tard, Kenscoff est de nouveau été frappée. Le RNDDH affirme que deux massacres ont été perpétrés en juillet et août 2026. L’organisation les attribue à des membres de la coalition “Viv Ansanm”. De fait, les massacres se poursuivent malgré les changements institutionnels et les nouvelles mesures sécuritaires. Ce, incluant des changements dans la chaîne de sécurité, sans compter des transitions, allant du Premier Ministre Ariel Henry, du Conseil Présidentiel de Transition (CPT),Haïti : Plus de 10 massacres de 2022 à 2026, pas de sanctions, pas de révocations, pas d’arrestations, pas de démissions
Durant ces quatre dernières années, Haïti a connu plus d’une douzaine de massacres documentés. Ces violences, recensées de 2022 à 2026, ont touché les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.
Port-au-Prince, le 28 septembre 2026.-
En effet, les victimes se comptent par centaines dans plusieurs de ces épisodes. Cependant, les procédures judiciaires restent souvent inachevées. Entre avril 2022 et avril 2023, le Réseaux Nationale de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH), a recensé neuf massacres. Ces violences ont été dans l’Ouest et l’Artibonite.
Dans six de ces massacres, l’organisation a documenté 734 personnes assassinées. Elle a recensé 105 femmes et filles victimes de viols. Le RNDDH cite comme zone frappée, la Plaine-du-Cul-de-Sac, Cité Soleil et plusieurs zones de l’Artibonite. Ainsi, dès 2022, les massacres sont devenus un élément clé de la crise sécuritaire haïtienne.
La série des tueries s’est poursuivie en 2024. Le 3 octobre, une attaque a frappé Pont-Sondé, dans l’Artibonite. Le BINUH fait état de 115 civils tués. D’un autre côté, des dizaines de personnes sont sortis blessées. Quelques mois plus tard, Wharf Jérémie a été frappé par une nouvelle tuerie de masse.
Entre le 6 et le 11 décembre 2024, au moins 207 personnes ont été exécutées. Le bilan a été établi par le BINUH et le Haut-Commissariat aux droits humains. Les victimes comprenent principalement des personnes âgées. Plusieurs avaient été accusées de pratiques liées au vaudou.
Un retour sanglant sur Wharf Jérémie, Kenscoff et Chateaublond
En février 2025, le RNDDH a publié un rapport consacré à trois massacres. Il concerne Wharf Jérémie, Kenscoff et Chateaublond. À Kenscoff, les violences des 27 au 29 janvier 2025 ont fait de nombreuses victimes. Le RNDDH a documenté des personnes tuées et portées disparues.
À Chateaublond, à Pétion-Ville, la structure a documenté une nouvelle attaque meurtrière. Elle s’est produite, précisément le 16 février 2025. Ces épisodes ont prouvé encore une fois la vulnérabilité des populations face aux groupes armés. Cependant, la situation ne s’est pas arrêtée en 2025. En mars 2026, un nouveau massacre a été documenté à Jean Denis, dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.
Selon le RNDDH, l’attaque s’est déroulée dans la nuit du 28 au 29 mars 2026 et attribuée au gang Gran Grif. Quelques mois plus tard, Kenscoff est de nouveau été frappée. Le RNDDH affirme que deux massacres ont été perpétrés en juillet et août 2026. L’organisation les attribue à des membres de la coalition “Viv Ansanm”. De fait, les massacres se poursuivent malgré les changements institutionnels et les nouvelles mesures sécuritaires. Ce, incluant des changements dans la chaîne de sécurité, sans compter des transitions, allant du Premier Ministre Ariel Henry, du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), jusqu’à aboutir au Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Des enquêtes ouvertes, mais peu d’aboutissements
Au-delà du nombre de victimes, une autre réalité ressort. Plusieurs dossiers judiciaires n’ont toujours pas abouti. De son côté, le BINUH indique qu’aucun progrès n’a été enregistré dans les dossiers de Grand-Ravine, La Saline et Bel-Air. Ces massacres remontent avant 2022, soit respectivement, en 2017, 2018 et 2019.
Le dossier de Pont-Sondé connaît également une situation difficile. Malgré les plaintes déposées, aucune mesure judiciaire n’avait été prise contre les auteurs présumés. L’affaire est, jusqu’à date, encore en cours d’instruction selon le BINUH.
Pour celui de Wharf Jérémie, l’enquête n’a pas abouti à même une arrestation. Le massacre de Wharf Jérémie prouve les lenteurs judiciaires. En 2025, l’instruction avait permis d’entendre 17 témoins. Cependant, aucune arrestation n’avait été effectuée à la fin décembre 2025. Toutefois, le dossier a connu une évolution en 2026. En mars, des mandats d’arrêt ont été délivrés contre dix personnes.
De 2022 à 2026, les massacres ont marqué plusieurs régions d’Haïti. Les bilans disponibles montrent l’ampleur des pertes humaines. Cependant, les arrestations et condamnations sont limitées. Plusieurs dossiers sont encore au stade de l’enquête ou de l’instruction. D’un massacre à l’autre, les victimes disparaissent, les familles attendent et plusieurs enquêtes restent inachevées. L’enjeu, n’est-il pas celui de la justice pour les victimes et l’identification suivi de poursuite de tous les responsables ?
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI) jusqu’à aboutir au Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Des enquêtes ouvertes, mais peu d’aboutissements
Au-delà du nombre de victimes, une autre réalité ressort. Plusieurs dossiers judiciaires n’ont toujours pas abouti. De son côté, le BINUH indique qu’aucun progrès n’a été enregistré dans les dossiers de Grand-Ravine, La Saline et Bel-Air. Ces massacres remontent avant 2022, soit respectivement, en 2017, 2018 et 2019.
Le dossier de Pont-Sondé connaît également une situation difficile. Malgré les plaintes déposées, aucune mesure judiciaire n’avait été prise contre les auteurs présumés. L’affaire est, jusqu’à date, encore en cours d’instruction selon le BINUH.
Pour celui de Wharf Jérémie, l’enquête n’a pas abouti à même une arrestation. Le massacre de Wharf Jérémie prouve les lenteurs judiciaires. En 2025, l’instruction avait permis d’entendre 17 témoins. Cependant, aucune arrestation n’avait été effectuée à la fin décembre 2025. Toutefois, le dossier a connu une évolution en 2026. En mars, des mandats d’arrêt ont été délivrés contre dix personnes.
De 2022 à 2026, les massacres ont marqué plusieurs régions d’Haïti. Les bilans disponibles montrent l’ampleur des pertes humaines. Cependant, les arrestations et condamnations sont limitées. Plusieurs dossiers sont encore au stade de l’enquête ou de l’instruction. D’un massacre à l’autre, les victimes disparaissent, les familles attendent et plusieurs enquêtes restent inachevées. L’enjeu, n’est-il pas celui de la justice pour les victimes et l’identification suivi de poursuite de tous les responsables ?
Belly-Dave Bélizaire
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