Fonction publique : des syndicats s’opposent au prélèvement de 15 % sur les salaires
La Confédération des syndicats de l’administration publique nationale (CSAPN) s’oppose au prélèvement de 15 % sur les salaires des fonctionnaires. Selon la confédération, cette mesure figure à l’article 3 du budget rectificatif 2025-2026. Elle demande au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de ne pas l’appliquer à compter du 1er octobre.

Delmas, 25 septembre 2026. La Confédération des syndicats de l’administration publique nationale (CSAPN) a exprimé son opposition à cette mesure ce vendredi.
La CSAPN regroupe une quinzaine de syndicats représentant des employés de plusieurs secteurs de l’administration publique. La santé, l’éducation, le transport, la justice, l’environnement et les douanes figurent notamment parmi les secteurs représentés.
Selon les représentants syndicaux, le prélèvement envisagé aurait un impact direct sur les revenus des fonctionnaires. Ils estiment également qu’une telle mesure pourrait accroître les difficultés financières des familles qui dépendent principalement des salaires versés par l’État.
Duvert Jean François, représentant du syndicat du MPCE, a notamment dénoncé cette disposition. Selon lui, une réduction de 15 % des revenus pourrait fragiliser le budget de nombreuses familles. Il appelle ainsi les autorités à revoir la mesure avant son entrée en vigueur.
Plusieurs autres représentants syndicaux ont également participé à la conférence de presse. Parmi eux figurent Louis Yonel, représentant du syndicat du Parlement, Ofeanty Nancy, représentante du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes. Léo Junior, représentant du syndicat de l’Éducation et Jean Amorse Lormistyl, membre de la CSAPN étaient présents.
La CSAPN demande le retrait de la mesure
La CSAPN affirme que le budget rectificatif 2025-2026 a été signé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé le 2 juin 2026. Selon la confédération, l’article 3 doit entrer en vigueur le 1er octobre.
Par conséquent, les syndicats demandent au chef du gouvernement de retirer cette disposition. Ils appellent également les fonctionnaires des ministères et des directions publiques à se mobiliser contre son application.
Enfin, la CSAPN annonce une mobilisation générale si l’article 3 est maintenu. Elle prévient que cette mobilisation pourrait perturber le fonctionnement de l’administration publique à partir du 1er octobre.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info
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