Rentrée scolaire 2026-2027 : les syndicats alertent sur l’état du lycée Louis Diaquoi aux Gonaïves
Des organisations syndicales alertent sur les conditions de fonctionnement du lycée Louis Diaquoi des Jeunes Filles des Gonaïves, trois semaines après le début de l’année scolaire 2026-2027. Elles dénoncent notamment l’état des infrastructures, les conditions sanitaires, le financement des écoles et l’insécurité.

Delmas, le 21 septembre 2026. —Situé à Bigot, sur la Route nationale numéro 1, dans le département de l’Artibonite, le lycée Louis Diaquoi fait partie des établissements publics dont les conditions de fonctionnement suscitent des inquiétudes.

Une vidéo publiée sur Facebook le 6 septembre, puis relayée le 12 septembre par le média en ligne Rezonòdwès, montre notamment l’état des infrastructures de l’établissement.
Des conditions sanitaires préoccupantes
Selon les images diffusées dans cette vidéo, les conditions sanitaires seraient particulièrement difficiles. Les élèves ne disposeraient notamment pas de toilettes fonctionnelles ni d’un espace adapté pour leurs besoins.
La situation du lycée Louis Diaquoi a été évoquée par plusieurs organisations syndicales lors d’une conférence de presse organisée le 16 septembre à Delmas.
Les syndicats dénoncent les conditions de la rentrée
Les syndicats estiment que la rentrée scolaire 2026-2027 n’a pas été suffisamment préparée par les autorités. Ils évoquent des difficultés liées aux infrastructures scolaires, au financement et à la sécurité.
Pour Josué Mérilien, coordonnateur de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH), le cas du lycée Louis Diaquoi illustre les difficultés rencontrées par plusieurs établissements publics.
Le syndicaliste estime que l’État n’a pas pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer une rentrée dans des conditions adéquates.
Des inquiétudes sur le financement des écoles
Les organisations syndicales dénoncent également la situation de plusieurs écoles nationales. Selon elles, certains établissements n’auraient pas reçu suffisamment d’accompagnement.
Elles évoquent notamment la prise en charge des frais de scolarité des enfants, prévue en trois tranches.
D’après Josué Mérilien, certaines écoles n’auraient toujours pas reçu les ressources attendues. Il s’inquiète aussi d’une éventuelle interruption du financement après le versement de deux tranches.
Le coordonnateur de l’UNNOH affirme par ailleurs que plusieurs écoles nationales resteraient fermées en raison du non-paiement des enseignants.
Les syndicats critiquent la gestion du FNE
Les organisations syndicales critiquent également la gestion du Fonds national de l’éducation (FNE).
Elles rappellent que ce mécanisme doit notamment contribuer au financement de l’éducation, à la réparation des établissements scolaires et à l’accompagnement des parents et des enseignants.
Les syndicats dénoncent toutefois ce qu’ils qualifient de « politisation » du FNE. Ils réclament davantage de transparence dans sa gestion.
L’insécurité complique le fonctionnement des écoles
Les syndicats estiment aussi que l’insécurité affecte fortement le système éducatif. Ils évoquent notamment les violences, les enlèvements et les difficultés de gouvernance locale.
Selon eux, ces problèmes fragilisent les conditions d’apprentissage et compliquent le fonctionnement de plusieurs établissements.
Les organisations syndicales considèrent ainsi que les difficultés de certains établissements publics sont liées, entre autres, à la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays.
Les syndicats interpellent le MENFP
Les organisations syndicales appellent enfin le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), dirigé par Vignette Déméro, à prendre des mesures concrètes.
Elles demandent notamment des réponses aux problèmes liés à l’insécurité, aux enlèvements, au financement des écoles, aux infrastructures et aux conditions de travail des enseignants.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)
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