États-Unis : l’inflation de gros ralentit en juillet

L’inflation de gros a nettement ralenti en juillet aux États-Unis, offrant un nouveau signe d’accalmie des pressions sur les prix. Ce recul intervient après plusieurs mois de hausse, dans un contexte marqué par les tensions commerciales et la volatilité des prix de l’énergie.

Crédit : Tourmag

L’indice des prix à la production (PPI), publié par le département du Travail, a progressé de 4,7 % sur un an en juillet, contre 5,5 % en juin. Sur un mois, les prix de gros sont restés quasiment stables, après un recul de 0,1 % en juin.

Hors alimentation et énergie, l’inflation sous-jacente des prix à la production a également ralenti. Elle s’est établie à 4,2 % sur un an, contre 4,7 % en juin. Sur un mois, elle a progressé de 0,2 %, après une hausse de 0,4 % le mois précédent.

Cette évolution pourrait offrir davantage de marge de manœuvre à la Réserve fédérale américaine (Fed). La banque centrale doit décider en septembre de maintenir ses taux ou de les modifier face à une inflation toujours supérieure à son objectif de 2 %.

Les prix de l’essence restent toutefois un facteur de risque. Après un recul au début du mois de juillet, ils sont repartis à la hausse à la fin du mois et au début d’août. Cette évolution pourrait se traduire par de nouvelles pressions inflationnistes dans les prochains chiffres.

Les prix à la production sont particulièrement suivis par les économistes. Certaines de leurs composantes, notamment les soins de santé et les services financiers, alimentent l’indice des dépenses de consommation personnelle (PCE), la mesure d’inflation privilégiée par la Fed.

Le prochain indice PCE doit être publié le 26 août. Les économistes s’attendent à ce que l’inflation sous-jacente annuelle reste autour de 3,3 % en juillet. Elle demeurerait ainsi nettement supérieure à l’objectif de 2 % de la banque centrale.

La Fed doit également tenir compte du ralentissement du marché du travail. Les données publiées la semaine dernière ont montré que les employeurs avaient supprimé des emplois en juillet. Cette faiblesse pourrait inciter les responsables de la banque centrale à éviter une hausse des taux, malgré une inflation encore élevée.

Pour les ménages américains, la situation reste néanmoins difficile. Les prix à la consommation ont progressé plus rapidement que les salaires au cours des quatre derniers mois. Une poursuite de cette tendance pourrait contraindre certains consommateurs à réduire leurs dépenses, notamment pour le logement et l’énergie.

Vant Bèf Info ( VBI)


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