INFP : le Syndicat des employés dénonce l’immobilisme de la nouvelle direction et exige des réformes
Trois mois après l’installation du nouveau directeur général de l’Institut national de formation professionnelle (INFP), Franck Lauture, le Syndicat des employés du Système national de formation professionnelle (SESNFP) estime que les changements annoncés tardent à se concrétiser. Le président du SESNFP, le professeur Jean Marie Leveillé, critique l’absence de réformes visibles, dénonce la persistance des problèmes de gouvernance et appelle à des actions concrètes pour redresser l’institution.

Port-au-Prince, le 9 Juillet 2026.- Le Syndicat des employés du Système national de formation professionnelle (SESNFP) maintient la pression sur la direction de l’Institut national de formation professionnelle (INFP).
En conférence de presse ce jeudi, son président, le professeur Jean Marie Leveillé, affirme que les attentes placées dans la nouvelle administration restent insatisfaites, trois mois après son installation.
Selon le dirigeant syndical, l’avenir de la jeunesse haïtienne ne peut pas reposer uniquement sur des promesses ou des discours.
Il estime que le système de formation professionnelle doit faire l’objet de profondes transformations afin de répondre aux besoins des jeunes, des travailleurs, des formateurs et des entreprises.
Depuis plusieurs années, le SESNFP dénonce ce qu’il considère comme des dérives administratives, un manque de vision stratégique, une mauvaise gouvernance ainsi qu’un affaiblissement progressif de la formation professionnelle en Haïti.
Le SESNFP réclame des changements concrets au sein de l’INFP
Jean Marie Leveillé affirme que les revendications du syndicat ne sont pas motivées par des intérêts personnels.
Elles visent, selon lui, à défendre l’amélioration des conditions de travail des employés, la valorisation des formateurs et la création d’un environnement favorable pour les jeunes qui cherchent à acquérir des compétences professionnelles.
Le président du SESNFP rappelle qu’à l’arrivée de la nouvelle direction générale, le syndicat espérait un changement de cap.
Il attendait des décisions courageuses, une véritable restructuration et les premiers signes d’une réforme institutionnelle.
Cependant, trois mois après l’installation du nouveau directeur général, le syndicat dit ne constater « aucun changement significatif ».
Jean Marie Leveillé critique notamment l’absence de mesures fortes concernant la gouvernance interne et la gestion des directions stratégiques.
Il déplore également que l’évaluation annoncée par la direction générale se poursuive sans échéance connue.
Selon lui, plusieurs responsables soupçonnés d’être impliqués dans des pratiques de corruption seraient toujours en fonction, certains ayant même obtenu des promotions.
Le syndicat appelle à une gouvernance basée sur la transparence
Réagissant aux déclarations du directeur général affirmant qu’il ne dirigera pas l’INFP selon les « caprices du syndicat », Jean Marie Leveillé rejette cette interprétation.
Le président du SESNFP précise que son organisation ne demande pas une gestion dictée par ses intérêts, mais une administration conforme aux principes de la bonne gouvernance, de la compétence, de la transparence, de l’intégrité et de l’intérêt général.
Pour le syndicaliste, répondre aux revendications légitimes des employés ne signifie pas céder aux pressions d’un groupe.
Il s’agit plutôt, selon lui, de prendre en compte des préoccupations qui concernent l’avenir de l’INFP et celui de la formation professionnelle en Haïti.
Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)
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