« Nous sommes abandonnés à notre sort » – Le cri de détresse d’un rescapé du massacre de Tabarre
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Une nuit d’horreur a frappé les quartiers de Tabarre 25 et 27 lundi soir. Aux environs de 22 heures, des gangs armés ont lancé une attaque meurtrière, semant la terreur et causant la mort de plusieurs personnes. Parmi les survivants, Jean Robenjy Baron, 22 ans, étudiant en comptabilité et en génie civil, livre un témoignage bouleversant sur cette nuit de chaos.
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Tabarre, 25 février 2025 – « Hier soir, j’ai failli perdre la vie », raconte-t-il, la voix tremblante. « Une vie que je me bats chaque jour pour la préserver dans un pays où l’insécurité est devenue la norme. » De Croix-des-Bouquets, qu’il avait déjà fui à cause de la violence, Jean Robenjy a dû, avec sa mère, quitter précipitamment leur maison encore à Tabarre. « Les balles sifflaient. On s’est caché, silencieux comme des morts, pour ne pas être repérés. » Sur le chemin de leur fuite, la scène est insoutenable : des corps jonchent les rues, les cris résonnent encore dans la nuit.
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Les assaillants ont forcé l’entrée de plusieurs maisons, incendiant habitations et véhicules. Selon des témoins, une dizaine de personnes ont été tuées. Ce matin du 25 février, Tabarre s’éveille sous le choc. Des familles tentent de fuir, d’autres pleurent leurs proches.
Face à cette violence qui gangrène Haïti, Jean Robenjy s’insurge : « Pendant que nous vivons dans la peur, les dirigeants font semblant. Combien de morts faudra-t-il encore pour que quelque chose change ? » Refusant la résignation, il exhorte la jeunesse à se mobiliser : « Chaque transformation commence par une jeunesse consciente. Refusons d’être des victimes. »
Malgré les appels désespérés des habitants, les autorités peinent à réagir. Et une question brûlante reste sur toutes les lèvres : jusqu’à quand faudra-t-il survivre ainsi ?
Wideberlin SENEXANT
Vant Bèf Info (VBI)
Se domaj sa k’ap fèt la fok yon moun gen je espirityel oubyen » œil » pou konprann li … Lespri te gentan predi oubyen anonse tout bagay san konte sak gen pou rive.